Plan axo
coupe
coeur ilot
Balcons
Foret suspendue

Localisation:
Rue Ordener, Paris 18 [75]
Maîtrise d’ouvrage :
RIVP
SHON :
2 307 m²
BET :
EGIS Bâtiment [tce], ELIOTH / EGIS CONCEPT [BET environnement], Atelier d’Écologie Urbaine / Biodiversita / Helloflore [écologie urbaine, biodiversité, horticulture], École du Breuil [formations horticoles et paysagères], ABC Puériculture [association pour la création, la gestion et l'administration de crèches]
Chefs de projet :
Sophie Deramond et François Justet
Coût :
8 ME HT
Phase :
Appel à projets 2015
Programme :
23 logements sociaux, une crèche de 40 berceaux
Images et storyboard :
Diane Berg et Johan Hugele

Nous rêvons tous d’une ville nature, une ville dans laquelle de nombreuses formes de vie pourront se développer en harmonie, une ville qui favorise la richesse et les échanges entre les humains, une ville qui réponde à un désir contemporain d’enracinement autant que de développement. Le projet de la rue Ordener met en œuvre cette volonté en faisant coexister une nature abondante et variée avec un programme de logements et une crèche, le tout implanté en milieu urbain dense. L’idée repose sur notre conviction que la colonisation végétale et animale en ville est possible sur tous types d’espaces et sans à priori (horizontales, verticales, sous face, débords, surplombs poteaux, trous…). Un fil conducteur « vivant » contribue à redynamiser physiquement la parcelle en amenant les flux jusqu’à son cœur. En disposant la crèche en fond d’ilot et les logements latéralement, c’est tout un quotidien qui prend vie autour de ces trajets dans lesquels humains et nature se partagent l’espace.
A partir d’une réflexion sur les murs pignons parisiens qui constituent une réserve naturelle propice à la biodiversité, nous proposons ici une méthode compensatoire sur ce mur en R+6 inconstructible. Cette mesure vise à maintenir sur la parcelle, la quantité de surface végétale supprimée par le bâti. A l’image du coefficient d’occupation des sols (COS) aujourd’hui disparu et en complément de l’article UG 13, on établit, par un calcul simple, un rapport entre la surface végétalisé et la surface de la parcelle. Cette nouvelle pratique met à disposition un outil inédit qui permet d’intégrer les espaces délaissés dans une réflexion globale et règlementaire. Mais elle sollicite également un nouveau regard sur la densité de la ville et invite à l’innovation sur toute surface qui peut être colonisée par la biodiversité.